COMMUNIQUÉ
Le Front commun appuie le
Projet de règlement sur les redevances exigibles pour l’élimination de matières
résiduelles et des sols contaminés avec cependant une sérieuse réserve
quant à l'utilisation des sommes qu'il générerait.
Pour
diffusion immédiate. Montréal, le 22 novembre 2004. Le Front
commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED) apportera son
soutien pour l'adoption, par le Conseil des ministres, du Projet de règlement sur les redevances
exigibles pour l’élimination de matières résiduelles et des sols contaminés. Ce projet de règlement consiste en l'imposition d'un droit
environnemental de 10$ pour chaque tonne de déchets qui sera acheminée dans un
lieu d'élimination.
"Nous réclamons une
taxe à l'élimination depuis des années afin de rendre cette pratique moins
attrayante et aussi pour financer des mesures visant la réduction à la source,
le réemploi et le recyclage", soutient Berthe Tessier, administratrice du
FCQGED.
Le Front commun prévient
toutefois qu'il n'appuiera d'aucune façon l'idée qu'une partie des 24 millions
de dollars générés annuellement par ces redevances à l'élimination serve en
partie pour compenser les communautés
affectées par la présence de lieux d’élimination. "Les argents versés
pour compenser la présence d'une infrastructure d'élimination doivent être
l'exception et du cas par cas. Surtout, ces montants devraient être payés par
les exploitants de ces lieux, non par le biais d'un fonds public", avance
Mme Tessier. "L'argent de cet éventuel fonds ne devrait pas servir à faire
accepter l'inacceptable mais plutôt à financer des mesures visant la réduction
à l'élimination", poursuit Mme Tessier. Le FCQGED considère que cette
mesure ne fera que déresponsabiliser les exploitants de lieux d'élimination des
impacts sur l'environnement et la santé que causent leurs installations.
Le gouvernement aurait à
échéance, un levier financier important pour financer les mesures visant la
réduction, le réemploi et le recyclage. Incidemment, le FCQGED estime qu'une
partie de ces redevances devrait être utilisée afin de rétribuer les groupes
environnementaux et les entreprises d'économie sociale oeuvrant dans le
domaine.
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Pour information : Karel Ménard (FCQGED) (514) 396-2686